Mon compte-rendu des 10 km D’Iteuil

Je ne l’avais pas crié sur  les toits que j’allais faire quelques courses pour garder un peu mon petit jardin secret. Pour les habitués, il suffit juste d’aller sur ma page  » Mes défis » pour voir mon planning  🙂 !

Cette course collait pile dans mon plan d’entrainement pour le semi marathon du Futuroscope. C’était ma course de test sur 10 km en 53 min. Je dois dire que cela m’effrayait énormément car en février, le 10km s’effectuait en 57 minutes. Mais il n’y avait pas que ça, j’ai eu pas mal de monde chez moi dernièrement, le vendredi et samedi, j’ai ressenti un gros contre-coup de fatigue. Bref, mon alimentation était vraiment catastrophique, fatigue mentale et temps pourri annoncé. J’y allais vraiment à reculons.

Une semaine avant, je n’avais pas l’intention de m’y inscrire car j’avais mon papa chez moi. Puis, Laura m’a donné envie d’épingler ce dossard pour faire notre sortie test dans les meilleures conditions. Et ce n’est pas faux, au moins pas de feux, pas de rues à traverser, pas de piétons à nous déranger… Finalement, il n’y a rien de mieux qu’une bonne course pour me préparer mentalement et me vider TOTALEMENT la tête, me défouler BEAUCOUP et vivre cette course rien que pour MOI! Un moment très égoïste qui était plus que nécessaire.

Ce matin là, pas de short, ni de débardeur… Mais bien un ancien truc de Semi de Paris qui m’a bien protégé durant l’attente.C’est avec surprise que je me dis: Boudiou, c’est une course à l’ancienne!!! Pas d’arche pour la ligne de départ, pas de puce sur le dossard, pas de super bag avec des cadeaux, pas de photographes.. et surtout tout le monde sous des tentes !!!!

Laura m’accompagne dans cette folie en priant pour que la pluie s’arrête. Ce fut le cas pile pour le départ. Nous avons préparé nos objectifs sur nos montres et nous sommes d’accord pour garder notre propre rythme. On se rejoindra à la fin.

J’avais un objectif bien précis qui résonnait dans ma tête: Arriver à faire 53 minutes ce fichu 10 km! Je mets mes écouteurs, je lance ma montre, je me place pas trop loin du semblant de ligne de départ et hop je me lance sans réfléchir.

Je suis partie vite mais pas trop non plus. J’étais bien sûr à un rythme plus élevé que lors de mes entrainements. Je me suis pas laissée submerger par cette allure qui me semblait trop haute pour ma forme physique des derniers jours. J’ai chassé tous les propos négatifs de ma tête pour me concentrer sur l’essentiel: mes sensations. Je me sentais très bien, juste un peu chaud. Je continue tout de même à enchainer les cinq kilomètres de la première boucle avec trois couches sur moi.

Une fois terminée, j’enlève ma veste que je mets à la taille pour repartir plus libre pour les 5 autres kilomètres. J’ai encore une couche en trop mais je décide de faire avec. Je garde parfaitement le rythme surtout que je connais bien les difficultés du parcours. La seconde boucle me semble plus rapide que la première. Je ne pense à rien, j’écoute simplement ma playlist fait comme une voleuse dans ma voiture. Je me concentre sur ma respiration dans la montée, je me trouve un lièvre, je me concentre sur ma foulée, et j’avance petit à petit.

Les pensées négatives sont très loin, je sais que je suis largement dans les temps. Ma montre est planifiée pour atteindre cet objectif. Mes jambes avancent toutes seules sans que je force, mon souffle est parfait, mes épaules sont relâchées.  Et pourtant je l’appréhendais tellement cette seconde boucle. J’ai tenu mon allure sans flancher. Je reste avec en vue mon lièvre jaune « Fabrice ». Je le garde dans mon champ de vision pour suivre la cadence. Je ne regarde pas ma montre qui vibre seulement.

Sur les derniers 500m, je tente une accélération pour donner tout ce qui me reste comme jus. Je reste dans ma bulle grâce à ma musique, et je peux voir l’arche avec un super chrono.

Une course qui s’est passée bien mieux que je ne l’aurais espéré car je termine en 51min51. J’avais peur que deux boucles me fassent flancher mon mental.. Bien au contraire.

Depuis mon retour, et même avant la grossesse, pour arriver à ce type de chronos, j’étais un peu dans la souffrance. Mon dernier chrono potable était en 2014 sur un 10km ! Lors d’une préparation marathon et triathlon, j’ai ressenti une fatigue beaucoup plus importante qui faisait chuter mes temps. C’est pourquoi, j’avais décidé lors de ma reprise de reprendre en douceur et avec raison. Je voulais être fière de mes performances. Aujourd’hui, c’est le cas, je suis très heureuse de voir que ma patience m’apporte que de belles choses.

S’il y a bien une chose que j’ai appris, c’est que j’ai su tirer du positif de cette pause sportive pour me remettre beaucoup en questions sur ma pratique.

A très vite.

 

 

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