La préparation mentale

Comme tout le monde, se fixer un objectif est typiquement humain et naturel. Je m’ennuie lorsque je n’ai pas d’objectif précis pour me stimuler. Ils me permettent de maintenir ma motivation.

Un objectif doit être possible à atteindre pour faire l’entrainement adapté. Je mobilise toute mon énergie physique comme mentale pour arriver à mon but. Le principal est de se préparer dans les meilleures conditions possibles pour se sentir bien et être satisfait. Plus l’objectif est placé trop haut pour nos capacités, plus ceci va induire un désengagement dans notre activité. Ce n’est pas du tout le résultat que nous souhaitons.

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Quand nous devons définir un de nos objectifs, il faut d’abord se connaître sur le plan physique. Il ne doit pas être trop facile sinon on gagne les doigts dans le nez, ni trop difficile pour éviter le sentiment d’échec qui baissera sa confiance en soi.

Finalement, je cherche juste à me faire plaisir, d’être fière de moi et d’aller jusqu’au bout de mes capacités. Au quotidien, je me lance des défis qui sont faisables et restent au plus près de la réalité. Si le mental n’est pas préparé, peu importe la qualité de mon entrainement, je ne vais jamais exploiter pleinement mon potentiel. Vous savez, la petite voix qui vous susurre : « Tu ne vas pas y arriver », «  Ce n’est pas grave, je vais faire mieux la prochaine fois ». Quelques fois, j’arrive à y faire abstraction.

Un objectif doit être précis et mesurable pour réellement l’accomplir. Ceci nécessite une très bonne connaissance de soi et de sa pratique. J’ajuste ma préparation en fonction de mon corps et de ses réactions. Par exemple, mon objectif est de réaliser mon prochain semi-marathon en moins de 1h55 en 2016. Mais un objectif peut être différent d’un temps. Il peut être selon la gestion de votre course. J’ai la fâcheuse tendance à me mettre énormément la pression. Je stresse pour atteindre mon but. Quelques fois, c’est vraiment négatif pour les atteindre. Il faut alors que je me concentre sur les moyens de réussir pour y parvenir.

Dorénavant je positive beaucoup plus, je me prépare mentalement à subir le stress : « Mon objectif est de faire mieux que la dernière fois. » Je change ma manière de penser et de faire. Je ne veux plus être cette personne défaitiste. Il est indispensable de donner le meilleur de soi-même. Il se peut que la réussite ne soit pas au rendez-vous, mais c’est les aléas de la course à pied. Nous ne pouvons pas être toujours en forme. Je veux juste être la championne de ma vie 🙂 (il faut bien rêver). Je dois arriver à la ligne d’arrivée en ayant la sensation d’avoir tout donné. Je veux ressentir ce moment de fierté. Il n’y a rien de pire que de perdre ses moyens sur une course. Quelques fois, je dois juste répondre à cette petite voix qui me distrait.

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Mon rêve était de courir un marathon. Mon objectif était réalisable : Le finir. Qu’est-ce que j’avais à perdre ? J’ai répondu à cette question avant de me mettre sur cette ligne de départ. Il m’a fallu prendre beaucoup de recul pour avoir la motivation nécessaire. Mes peurs, mes craintes et mes doutes étaient ma force pour passer cette ligne d’arrivée. J’avais préparé ce moment mentalement en répondant à plusieurs questions :

  • Quelles sont mes atouts pour y parvenir ?
  • Comment puis-je les utiliser sur ma course ?
  • Quelles sont mes limites qui vont jouer en ma défaveur ?
  • Comment puis-je les dépasser ?
  • Sur qui je vais pouvoir me raccrocher si je perds ma motivation ? Mes proches sont les principaux moteurs de ma réussite.
  • Quel est mon objectif ?
  • Qu’est-ce que je veux ?
  • De quoi mon corps est capable ?
  • Quelles sont les conditions optimales pour réussir ?

Toutes ses questions sont le cheminement pour se préparer mentalement à un objectif fixé. Vous devez être capable d’y répondre pour vous sentir prêts et en confiance. Votre participation sera forcément bonne. Il me suffit d’imaginer ma course le plus réaliste possible.

Lors de ma préparation, j’ai appris à ne plus me focaliser sur le respect des allures. Si je suis en-dessous de l’allure, c’est tout simplement que je ne peux pas. Je me dis qu’il est impossible de tenir à la seconde près les allures attendues. Je prends du recul, je réfléchis pour me dire que j’ai tout simplement encore du travail à fournir. Il ne faut pas se voiler la face.

Le but de la préparation mentale est de se préparer à atteindre son objectif dans les conditions optimales. A la fin, je dois réussir grâce à ce mental d’acier. Ma définition d’un bon mental est ma confiance en moi, ma concentration,mon enthousiasme et ma capacité à rester positive face aux difficultés. C’est la clé de la réussite sur le long terme. J’ai une capacité pour rebondir devant les échecs ou les contraintes sur mon parcours. J’ai encore quelques difficultés à gérer mes émotions. Pour me dépasser, il me faut juste une petite poussée d’adrénaline. Finalement, notre tête s’habitue à cet effort qu’on lui demande.

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Je porte : Un T-shirt à manches longues Adidas, collant de Kalenji, un bandeau Nike, les baskets Adizero Boston Boost, mes shwings chez Funisher Running et la montre Vivoactive de Garmin

Depuis ma déception sur le marathon de Paris, j’ai mis en place un rituel dans mes préparations. Je me donne 5 minutes par jour pour visualiser ma course. Je m’imagine le déroulement de mon épreuve et je me la raconte au plus près de la réalité. Pour cela, il faut avoir une bonne connaissance du parcours qui nous attend. Je me fais plusieurs scénarios surtout au niveau de la météo. C’est comme un rêve éveillé. Cependant, je ne tiens pas à me mentir, je prends en considération tous les problèmes que je peux rencontrer. Je trouve toujours des solutions pour positiver la situation.

En effectuant ce travail en amont, j’ai l’impression de mieux gérer les situations que je rencontre. Par exemple, avant de faire mon trail nocturne, je m’étais conditionnée à rencontrer plusieurs situations : une douleur aux chevilles, la lampe frontale qui me lâche, le froid, un mauvais appui ou encore une impossibilité à monter une côte. Ma préparation mentale m’a permis de faire un « copier-coller » quand je me suis retrouvée dans la situation réelle. En effet, les dernières côtes, je les ai bien senties, mais il était hors de questions que je marche alors que la ligne d’arrivée n’était pas si loin que ça. Finalement, sans m’en rendre compte je fais de la sophrologie. Le meilleur moyen que j’ai trouvé pour être réactive lors des imprévus sur les parcours. Je me conditionne totalement à ma course.

Le fait d’avoir mon carnet d’entrainement sur Garmin Connect est vraiment un atout. Je peux y ajouter mes sensations éprouvées sur mon entrainement ou tout simplement comparer des séances similaires. J’aime beaucoup prendre ce temps pour me rendre compte du chemin que j’ai parcouru.

Pour me calmer, j’apprécie faire des soins pour enlever toutes les pensées négatives. Sinon, je cuisine, cela m’occupe totalement l’esprit. Mais le problème sur une course, c’est que je ne peux pas faire ça. Du coup, je me mets dans ma bulle pour me concentrer que sur moi-même. Je réfléchis à ce que je recherche dans ce défi et je me souviens de mon parcours. C’est mon truc, ce n’est pas la solution miracle. Il faut trouver LE vôtre.

Une fois que s’est passé, il suffit de faire un compte-rendu de cette performance. Ainsi, j’ai un aperçu de mes réussites et des points à améliorer. C’est la base pour la course suivante. D’où mes récits de course que vous pouvez retrouver ici >>.

Je tiens à souligner que la clé de la réussite est de se faire plaisir. Même si j’atteins mon objectif sans cette dimension de plaisir, je ne vais pas savourer ma réussite comme il se doit.

N’oubliez pas que notre corps n’est pas une machine. On ne peut pas prévoir notre performance le jour J. Selon le degré de stress, la fatigue, la météo, mon corps ne réagit pas de la même manière.

Rien ne sert de se démoraliser, il faut apprendre de nos erreurs. Les expériences permettent de s’améliorer et de se perfectionner.

Pour conclure, travailler ma force mentale est un excellent moyen de courir mieux, plus longtemps et plus vite.

Et vous, comment faites-vous pour préparer vos courses?

A très vite

☞ Photos : merci Adrien

5 réflexions sur “La préparation mentale

  1. A une semaine de mon premier marathon, je prends plaisir à lire tes articles, à regarder ton évolution …..pour ma part, je travaille beaucoup la préparation mentale aussi. Pour moi c’est aussi viconner un film qui me donne la patate !!! (Le film 300…… ) merci !

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