Mon compte-rendu de mon premier trail : La noctambule Penchardaise

Je vous explique le contexte ! J’ai testé pour vous le trail. On en parle partout… Il n’est pas nécessaire d’habiter à la montagne pour le pratiquer. Il suffit de quelques montées et descentes pour s’y coller.

Je déteste courir sur le sol gras et accidenté car ça m’énerve. En effet, cela me demande trop d’attention alors que je cours pour ne pas me prendre la tête. Une copine me titillait depuis des semaines pour que je l’accompagne. J’ai refusé très longtemps sans culpabiliser en plus. Puis un jour, mon mari apprend qu’un de ses collègues y participe. C’est le drame, il décide de nous inscrire sans se soucier réellement de mon envie. Malheur, son inscription est validée mais pas la mienne car la course est complète. Je saute de joie quand je reçois un mail m’indiquant que je suis bien inscrite vu que monsieur avait tout de même envoyé le paiement.

Un trail nocturne 100% nature de 16km. Avant le départ,voici ma perception :

  • Le trail n’est pas dans mes capacités. En effet, cette pratique de la course à pied demande un super entrainement ; Il faut une approche plus particulière au niveau de la préparation.
  • nocturne : je vais avoir peur la nuit.
  • 100% nature encore moins car mes appuis sont nuls sur les parcours accidentés et le sol gras. Ca promettait des bonnes vidéos ! Un petit tour dans les sous-bois de Penchard et les chemins de campagne. Courir en nature, sur des chemins et des sols sans cesse différents.
  • 16km : Normalement, les doigts dans le nez mais vu le parcours… je visais sur 1h45!
  • J’allais avoir mes baskets dans un état pitoyable.

Je pars alors dans l’esprit de le faire tous ensemble sans viser le chrono !! Pour être bien lors de ce périple d’un nouveau genre, j’ai décidé de m’équiper tout de même. Mon mari m’a vite freiné dans mes achats compulsifs. J’ai songé à ne pas faire cette course. Il était inconcevable que je salisse mes belles baskets et de finir les pieds trempées. Je n’ai pas eu le choix, il a fallu faire des sacrifices. Il n’avait qu’à réfléchir aux conséquences 🙂 . Nah ! Vengeance.

Voici mon équipement de guerrière Panda :

  • Des baskets Wave Mujin 2 de Mizuno : Le terrain est différent de mes habitudes, mes chaussures aussi. Mes baskets ont une semelle extérieure avec des crampons offrant une parfaite accroche. Sa tige est imperméable et respirante.
  • Une lampe Peltz Tikka RPX que mon partanaire m’a prêté
  • Ma montre Forerunner 920XT de Garmin
  • Un bonnet, des gants et un brassard de Ronhill (lien)
  • Une veste technique légère de Nike ( similaire ici)
  • Un bas Breath Termo de Mizuno

Pendant quelques semaines, j’ai quitté mon terrain de jeu : le bitume. En trail, la base reste l’endurance qui permet de mieux gérer la fatigue de l’effort et d’habituer notre corps aux chocs. Avec mes camarades, nous avons joué sur des sorties longues à faible allure avec du dénivelé.

J’ai visé une réelle adaptation au type de sol que j’allais apprivoiser pour ma foulée. Il fallait surtout que je prenne mes repères avec mes belles Wave Mujin de Mizuno. En effet, j’ai déjà couru sur ce type de sol. Je n’en avais pas des bons souvenirs. J’avais l’impression de glisser sans cesse. Avec un bon équipement, cela change ma vision et mes sensations de cette pratique.

Sur des courses comme celle-ci, je ne vise pas de courir vite.

Le dimanche précédent, on avait repéré le parcours. Grâce à ma montre forerunner 920 XT de Garmin, j’avais enregistré le parcours. Sur le modèle, le sens de la boucle n’était pas donné. La montre nous a parfaitement guidé. Nous avons pu repérer l’état du sol et le dénivelé.

L’enchainement des montées et des descentes constitue la spécificité d’une course nature. Des qualités à maitriser dont l’entrainement doit en tenir compte. J’étais vraiment rassurés avec les dernières sorties effectuées. J’ai gagné en assurance et en technique. Le travail du dénivelé s’est effectué progressivement pour cerner mes sensations.

Mon but n’était pas la vitesse mais d’accompagner une des personnes du groupe qui allaient se retrouver toute seule. Il s’est avéré qu’au bout du 4eme km, le fossé s’est fait. Les garçons devant, moi au milieu pour faire tampon et les filles derrière. Finalement au fur et à mesure, mon mari a bien pris son rythme, le séparant du reste du groupe. J’ai pris la décision de l’accompagner à son rythme.

Vu que je n’avais pas le sens du parcours, au niveau du début de la boucle, on s’est aperçu qu’il fallait faire le trajet dans le sens inverse de notre repérage ! Haha ! Cela met du piment et évite la routine. Nous avions des repères sur la suite du parcours sans avoir les mêmes sensations du dimanche précédent. J’ai vraiment apprécié. Nous étions dans les conditions de course et le corps était prêt.

Au plein cœur de Penchard, on sent les runners passionnés. On semble être des débutants. On ne va pas se mentir, c’est un peu le cas. Nous sommes ici pour notre initiation.

Nous traversions le sous-bois de Penchard avec un sol boueux, des racines et quelques cailloux qui se cachent sous les feuilles mortes. Les uns derrière les autres, il est vraiment difficile de doubler. Surtout que nous souhaitons rester en groupe le plus longtemps possible.

Je fais en sorte de ne pas regarder mes pieds. J’ai réglé ma frontale pour voir un peu plus loin. C’est une façon d’anticiper les obstacles.

Une fois dans les champs, on avait une vision du reste du parcours. C’était un magnifique serpent lumineux. Je n’ai pas eu peur dans les bois de Penchard avec le balisage au top et ma lampe frontale. Le décor défile avec la grande guirlande au loin.

Une belle grimpette dans les sous-bois. Nous avons adopté une petite foulée rapide pour que les jambes répondent bien. J’avoue qu’elle casse très bien le rythme surtout si on gère mal les côtes.

Nous ne sommes plus très loin de la ligne d’arrivée. Une belle descente en bitume s’offre à nous. Mes jambes s’adaptent au sol plus dur. Facile ? Pas forcément quand on vient de faire plus de 15km sur un sol instable. Je prends mon temps pour adapter ma foulée. Adrien part à toute vitesse. Forcément, je lui ai dit que l’arrivée était proche.

J’étais tellement fière qu’on ne s’arrête pas dans les bonnes côtes de la fin alors qu’il y avait des coureurs qui marchaient. C’était vraiment impressionnant de voir notre résistance à l’intensité de l’effort.

Je l’ai laissé franchir la ligne d’arrivée en premier. C’était sa course et non la mienne. Sur ce type de course, je ne pense pas faire un chrono. La raison est évidente : il est forcément moins bon que sur du bitume vu que le dénivelé change totalement le rythme.

A la fin, je sens tout de même quelques douleurs sur mon genou droit qui s’estompent sous ma douche. Pourtant, mes appuis étaient solides.

C'est la fin du week-end 😢 Voici la photo de l'after trail. Vous êtes nombreux à me poser la question: "Alors c'était comment?" Parcours : OK Rythme: OK Lampe frontale #petzl : Une tuerie Les baskets #mujin de @mizunoeurope : des chaussons Ma tenue: La meilleure pour les conditions La montre #920XT : Que du bonheur vu que j'avais le parcours dessus 😉 Le must du must : Faire la course du début à la fin au rythme de mon mari, de le guider et surtout de le ménager jusqu'à la fin! Je suis très fière de lui ❤ 1 ère course l'un à côté de l'autre. Je suis également heureuse des chronos de mes copains. Je tiens à noter que je suis quand même 29eme féminine sur 88 en ne forçant pas 😄 pour 1h36 😊 C'est ça qui est fun dans les petites courses. Mais on a oublié de faire une photo de nous 2. Nous avions froid 😥 C'est malin!!! Je suis trop déçue. #gogarmin #neverstoppushing #upformore #thyo #ifeverybodyran #courir #runnersworld #runnerscommunity #instarunfrance #nevernotrunning #runnergirl #havenolimits #fitgirl #fitfrenchies #girlslove2run #gl2r #instarun #runaddict #love2run #run #running #runners #igrunneuses #runneuses #instafit #activelife #instarunners

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Je me suis régalée, c’était ludique, convivial et jamais monotone. Une toute autre manière de courir où il faut se concentrer sur ce que nous voyons. Il faut bien gérer les variations de rythme pour ne pas casser nos jambes. Je suis conquise.

Une excellente organisation avec un balisage au top. Une bonne ambiance. Je remercie l’organisation qui était vraiment bonne. Un énorme merci aux nombreux bénévoles qui nous ont encouragé dans ce froid glacial.

Une course un peu particulière vu qu’elle reverse 2 euros pour le téléthon.

Une superbe expérience que je souhaite renouveler. Ce fut que du bonheur sur un parcours vraiment sympa. Une bonne soupe offerte et c’est parti pour la raclette avec la team 🙂 haha

A très vite

6 réflexions sur “Mon compte-rendu de mon premier trail : La noctambule Penchardaise

  1. Très intéressant de lire ce résumé, en effet, j’étais moi même une routarde à l’époque mais après une blessure suite à mon premier semi marathon j’ai du m’arrêter de courir de nombreux mois, et depuis mai que j’ai repris, je me dirige inconsciemment vers les chemins (mon lieu de vie y aide !) et tu vois j’ai parcouru 18K dimanche alors que je pensais que je ne serai plus jamais capable de faire « autant » (même si c’est banal pour certains hihi pour moi ça été une belle victoire :))
    par contre le côté « nuit » me fait encore peur, bravo à toi pour la performance, j’hésite à m’inscrire dans ma région il y a de nombreux duos nocturnes mais la garrigue c’est très caillouteux et je crains encore pour mes chevilles (déjà que de jour j’ai du mal parfois ^^)
    J’espère que tu vas pouvoir développer ce nouveau versant de ta pratique et te régaler sur de jolis trails à l’avenir 🙂
    Bisous !

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    • Merci pour ton partage.
      Une belle expérience qui m’enlève mes apprioris! Comme quoi! Je pense faire un autre trail nocture fin avril. On verra suivant ma récupération du marathon. Il faut se faire confiance. Je dois dire, que j’avais peur de la blessure car je ne suis pas forte sur ce sol. Mais avec une bonne frontale, j’ai pu anticiper mes pas. Les bonnes baskets aident énormément pour prendre des appuis et ne pas glisser.
      Bisous

      Aimé par 1 personne

      • C’est clair que sur sol instable on travaille ++++ la proprioception, mais au final c’est bien car ça renforce les chevilles paradoxalement (si l’on ne prend pas mal un caillou !)
        J’ai des Asics trabucco qui sont pas mal pour le trail mais sur les dalles glissantes comme on en a bcp dans le sud c’était limite j’ai eu quelques belles frayeurs… Jeudi je vais à endurance shop choisir mes nouvelles alliées hihi cadeau de noel oblige 😉

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  2. Ah oui, tu commences fort : direct le trail nocturne ! 😉 Nous, on avait calé le maxicross de Bouffémont (30 km, 1200m de D+, la montagne à Paris^^) en prépa pour le MDP 2015. Très bonne ambiance, on a découvert le principe de « marcher en côte et relancer en descente ». Comme toi, j’avais peur de la chute car en février tout était gelé…ça nous a tellement plu qu’on vient de finir l’année avec la Saintélyon. C’était magique !
    Autant la route, c’est pour la performance (à mon niveau de tortue); autant le trail, que ce soit un 30 km ou la Sainté, c’est pour le dépassement et l’aventure. J’espère que ton prochain trail se passera bien !

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    • Hi hi ! C’est monsieur qui m’a lancé me défi! En effet, une belle expérience où j’ai pu enlevé mes idées reçues. En effet, la performance n’est pas une priorité lors d’un trail. ..! mais plus profiter du parcours, de la difficulté et de défier nos limites 😉 bravo pour la sainté! Une course qui doit être mémorable!

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  3. Pingback: Test : Les baskets Wave Mujin 2 de Mizuno | ♡ La smoukinette panda sportive ♡

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