Mon compte-rendu : Le semi-marathon du pays de Meaux 2015

Le semi-marathon 2015 du pays de Meaux, c’est un peu notre rendez-vous de l’année avec mon mari. Il y a 3 ans, c’est lui qui m’a inscrit à mon premier km chrono catastrophique et le 5km. Je m’en souviens encore comme si c’était hier. La toute première fois ça ne s’oublie pas, on y repense à chaque fois…

Maintenant, nous avons aussi nos cop’s qui sont dans le mouvement. C’est encore plus fun. On a tous eu des plans différents mais on a réussi à trouver des sorties ensembles. Et pourtant, ce fut des fois laborieux. Surtout pour moi, avec mon emploi du temps digne d’un ministre.

Cette année, je voulais soit le faire en accompagnant mon mari soit tenter un chrono si je le sentais le jour même. N’ayant pas battu mon chrono sur les 20km de Paris. J’ai décidé de prendre ma revanche sur le semi-marathon de Meaux. J’ai effectué une bonne semaine à la cool en pratiquant la récupération active: Vélo d’appartement, natation et renforcement musculaire.

C’est une course qui fait un tabac par l’organisation battant tous les records. C’est incroyable l’investissement qu’il y a derrière. On retrouve de nombreuses épreuves, comme le 5 km populaire, mais aussi le kilomètre chrono qui se déroule la veille, tout comme les courses enfants et le challenge des écoles.  La grande nouveauté de l’année est la marche solidaire qui avait lieu le samedi matin. Une balade de 3500 mètres dans le cœur de ville avec une visite guidée exceptionnelle de 1h de la cité épiscopale de Meaux (cathédrale + jardin).

En rentrant du travail le vendredi soir, je passe par le centre ville pour me rendre chez moi. J’en ai profité pour récupérer nos dossards. Pour le coup, le samedi, je n’ai pas profité des festivités pour pouvoir profiter de mes proches qui étaient chez moi.

Le jour J:

Nous partons en courant vers la ligne de départ à 10h15 pour un départ à 10h30. C’était notre petit échauffement qui a bien joué son rôle. Ce fut une très bonne idée pour ne pas commencer à froid surtout qu’il ne faisait pas très chaud.

Je me suis placée à côté de mon mari qui accompagne son collègue. Je ne me suis pas trop focalisée sur le sas. De toute manière, il y a du monde et nous partons tous à la suite. Ce n’est pas effectué par vague. Je sais que la petite boucle va permettre une meilleure régulation du trafic.

J’ai paramétré ma montre forerunner 920XT de Garmin pour le chronomètre de mon semi-marathon de Paris : 1h 57. Je n’ai pas la pression, je sais que je dois juste me mettre à ce rythme pour y parvenir.

Un bon morceau de Marilyn Manson dans mon mp3 nabaiji qui m’accompagne partout, des baskets sayonara de Mizuno, une bonne ceinture flipbelt qui cache mon ravitaillement personnel, des cotillons et hop je suis lancée pour arpenter le bitume de ma ville. A moi les faux plats, le pont, le tunnel, les pavés…On ne peut pas s’ennuyer.

Sur la petite boucle , je pars à une allure tranquille. Je n’ai pas envie de me prendre la tête et encore moins de me retrouver à sec. Je retrouve des visages que je connais qui m’encouragent. Cela fait du bien.

Maintenant, c’est au tour des deux grandes boucles. C’est là que je dois continuer à bien gérer ma course sans me faire avoir par le parcours que je connais. Je dois faire le premier tour vraiment sans aller trop rapidement pour être bien sur le second.

La première boucle, commence avec un virage en épingle. Il faut vraiment bien le gérer pour ne pas casser son rythme. Beaucoup de monde sont venus nous encourager. Cela redonne de l’élan pour la suite de la course. Je passe le premier ravitaillement sans rien prendre. En effet, j’ai ma petite bouteille d’eau qui est encore pleine.

J’arrive pas loin du pont de Beauval, je sais que mes parents et mon petit frère vont y être. En m’approchant, je scrute les visages des personnes. En tournant la tête vers mon domicile, je m’aperçois qu’ils sont sur le trajet. Je suis un peu en avance. Ce n’est pas grave, je sais qu’ils vont voir mon mari après. Ils ne peuvent que le reconnaitre avec son débardeur Bob l’éponge.

Je monte le pont de Beauval en gardant mon allure. Les personnes ralentissent tout de même. Je m’efforce à bien me placer pour ne pas subir la gêne des autres coureurs.  Je n’ai pas regardé ma montre depuis le départ. Je n’avais pas envie de me perturber avec la prédiction de la montre. Celle-ci dit si j’ai du temps en avance ou en retard sur l’objectif que je me suis fixée.  Pour éviter la tentation de jeter un petit œil, je mets le cadran de l’heure pour continuer en toute sérénité.

Mon mari me le répète régulièrement : « Tu te bloques ». C’est vrai. Dès que je vois mon retard sur mon objectif, je me focalise dessus pour en perdre tous mes moyens. Depuis un petit moment, je fais en sorte de ne plus y prêter attention. Je veux courir en écoutant davantage mon corps pour ne pas finir dans le mal. Je ne prends aucun plaisir à souffrir juste pour atteindre un chrono. Je fais du sport pour entretenir mon corps. La course à pied est là pour le garder en forme et le rendre plus tonique. A quoi bon souffrir pour prouver aux autres que je peux faire mieux. Ce n’est pas ma vision du sport.

Au fil du temps, je constate des évolutions non négligeables. J’ai débuté par 30 minutes à 8,3km/h lors de ma première sortie. Maintenant, c’est mon échauffement. Comme quoi, il faut savoir se satisfaire des capacités que notre corps nous offre au moment donné.

J’apprécie la fameuse descente qui amène jusqu’au parc du Pâtis. Je reprends des forces avec des bananes séchées et du raisin sec. Dans un petit sachet, j’avais mis des bananes séchées et du raisin sec. J’ai décidé de ne plus être dépendante des ravitaillements des courses. Cela me joue trop des tours. Du coup, j’ai profité de ce moment calme pour déguster quelques fruits secs.

La fin de la première boucle se fait très bien avec le retour dans le centre ville. On retrouve la foule qui est en pleine forme. Cela nous transmet un maximum d’énergie.

La seconde boucle débute avec ma bouteille vide. Il fallait bien que ça arrive. J’hésite un moment à écrire à mes parents pour qu’ils m’en ramènent une. J’ai la flemme de sortir le téléphone de ma ceinture Flipbelt. Il y a un ravitaillement après le virage en épingle donc je vais prendre un gobelet. Une fois celui-ci dans ma main gauche, je me concentre pour boire sans m’en mettre partout. J’ai pas bu la totalité mais j’ai gardé le gobelet jusqu’au pont de Beauval. Je gère le gobelet sans en mettre partout. Entre nous, essayer de boire dans un verre en courant est très périlleux.

1904123_10205012610384010_5060918209400745445_n 2

Je fais un petit coucou à mon public adoré : Mes parents et mon petit frère ❤ et c’est reparti pour finir ce semi-marathon. A la fameuse montée de Beauval, elle n’est pas pire que la montée du musée de la grande Guerre… mais quand tu dois la faire deux fois.. tu l’as sens bien quand même. Je grimpe, je grimpe et je grimpe. J’arrive dans le quartier de Beauval où il y a des enfants qui sont là pour nous encourageaient. C’est trop mignon. Hop, je tape dans ta main! Le début de la course avec deux partenaires débutent 🙂

C’est ici que j’adore encore plus ma course. J’ai réussi à faire ma course avec deux autres personnes : une fille et un mec. On se doublait l’un après l’autre : entre le lacet qui se délace, je dois boire, j’ai un coup de mou.. Bref, c’était comique pour enfin finir tous les trois ensemble. Je reste concentrée sur mes sensations. C’est une vraie belle course. Un état d’esprit génial et solidaire dans une ville superbe! Forcément, je suis Meldoise 🙂 .

J’ai pris de l’eau à tous les ravitaillements avec ma technique du gobelet digne d’une professionnelle. Je bois gorgée par gorgée sinon je ne vous raconte pas le mal de ventre. Je reprends un peu dans mon ravitaillement personnel mes petits fruits. On ne va pas m’avoir comme ça. Les jambes répondent bien jusqu’à la rue de la mort qui tue avec ses pavés. Oui, la rue avec le bon traiteur italien. Maintenant, je la déteste! Elle n’est pas longue mais on la sent bien passer sous nos baskets. Bon, il me reste juste le centre ville et c’est terminé. Vu comme ça, ce n’est pas forcément compliqué sauf qu’il y a le tunnel avec la bonne côte pour bien finir la course.

Je rejoins mon copain éphémère de course pour passer la ligne d’arrivée. On a soif tous les deux! Mais ce n’est pas grave, on voit l’arche d’arrivée. C’est la fin. Je regarde ma montre avec un large sourire : sous les 1h56. Quoi qu’il arrive, j’ai atteint mon objectif de passer sous mon chrono du semi de Paris. Mon aventure prend fin au bout de 1:55:13 secondes sur ma montre alors que Top Chrono 1:55:23! huhu, vive les décalages.

Je récupère ma précieuse médaille et une veste du semi-marathon de Meaux. Cette année, nous n’avions pas le droit aux T-shirts! Enfin une course qui a compris que nous ne portons rarement les T-shirts des courses. Nous avons eu des choses qui vont forcément servir dans notre pratique. C’est très original.

J’aperçois des copains au loin, je m’active pour les retrouver. Mon mari arrive avec une tête rouge comme une tomate. Il fait un bon chrono, je suis fière de lui. Bon, ce n’est pas le tout mais il fallait déjà revenir chez nous pour un repas festif! Des pates, du riz, des pates… J’en avais un peu marre de manger que cela.

20151021_133420

Bilan:

Cette année, j’ai plus apprécié le parcours. La raison est simple, je l’ai peu effectué durant toute ma préparation. Du coup, j’ai pris du plaisir à redécouvrir les rues de la ville.

Je n’ai pas retrouvé mes amis avant le départ mais qu’à la fin. C’était vraiment sympa de voir tous les visages fiers de leurs performances.J’ai tout de même réussi à voir une copine avant le départ pour lui souhaiter une bonne course.

Une course qui offre une bonne ambiance sur la totalité du parcours grâce à la musique, aux spectateurs mais surtout les bénévoles. Toutes les personnes avaient le sourire malgré le temps frileux. A chaque édition, les supporters sont fidèles au poste, formant une haie d’honneur sur la finish line.

Je félicite l’organisation pour son investissement dans cet événement. La perfection sur tous les points. Année après année, le semi-marathon du pays de Meaux gagne en popularité. J’étais très heureuse de voir de plus en plus de coureuses prendre le départ. Face à ce tel succès, l’organisation à tout prévue pour nous accueillir sans les meilleures conditions à un prix plus que raisonnable.

Merci aux bénévoles qui sont là pour nous permettre de profiter pleinement de notre course, sans nous soucier le moins du monde de notre sécurité, de notre ravitaillement ou du chemin qu’il faut suivre.

Merci pour ce ravitaillement final qui représente parfaitement Meaux avec son brie. Cette année, je n’ai pas pris le temps de le déguster. Quelle honte. C’est bien gentil de courir, mais il est vraiment indispensable d’avoir un ravitaillement final en conséquence . Ce fut le cas.

Je savoure encore plus les courses moins populaires rien que pour ce côté. Cependant, je tiens à préciser que la course prend un peu plus d’ampleur au fil des éditions. Néanmoins, c’est tellement agréable de ne pas attendre 1h dans le froid. ou de ne pas subir le stress du trajet à 7h du matin.

Le seul bémol, nous n’avons pas les photos comme l’an passé. Cependant, je sais que c’était imprévu. De toute manière, vu les prix que des photos, je ne les achète pas. D’ailleurs, je trouve cela scandaleux de voir une photo à 5€. C’est vraiment le bon plan.

Je tiens à dire un grand BRAVO aux camarades qui ont fait des chronos qui déchirent! Vous êtes des dingues de la basket :p

Vous aimez les courses hors des grandes villes? Qu’est-ce que vous appréciez le plus ?

A très vite 😉

 

11 réflexions sur “Mon compte-rendu : Le semi-marathon du pays de Meaux 2015

  1. Mais tu habites Meaux ?
    J’ai passé 20 ans de ma vie en Seine-et-marne. C’est mon chez-moi ^^
    Oui « essayer » (puisque je n’y arrive pas) de boire en courant c’est périlleux comme tu dis ! Moi j’arrive qu’à m’étouffer ah ah
    Bravo pour ton RP en tout cas ma belle !

    J'aime

  2. Au détour d un passage sur le blog, trop fort je suis en photo !!! Je tire une gueule de déterrer mais contente tout de meme. 🙂
    beau récit. Bon courage pour le marathon de Paris.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s