Mon compte-rendu : Les 20 km de Paris, j’ai joué mais j’ai perdu.

Une petite semaine après, je suis sur le semi-marathon de Meaux. La revanche des 20km de Paris? Nous allons vite le savoir.

Cette course occupe une place particulière. C’est ma toute première longue course officielle. Quand on m’a contacté pour faire partie de la team 20km de Paris, je n’ai pas pu refusé. J’aime tellement cette course qui a un si beau parcours. J’ai préparé cette course avec un plan d’entrainement pour un semi-marathon. Mon souhait était de revenir à mon niveau d’avant marathon. Je tiens aussi à souligner que j’ai beaucoup de sommeil en retard, je le rattrape au fil des jours mais ce n’est pas encore ça. Le sommeil fait partie d’un entrainement.

Je ne me suis pas rendue sur le village, c’est mon mari qui a eu la gentillesse de le faire à ma place. Cela m’a évité une perte de temps incroyable. Quand on habite en région parisienne, c’est un peu le calvaire de retourner sur Paris le week-end. Surtout après une semaine difficile. Du coup, je ne sais pas si j’ai loupé des choses extraordinaires sur le village.

Comme beaucoup, je suis extrêmement déçue par le choix du T-shirt. Mais vu que je porte rarement ceux des courses, cela ne me contrarie pas plus que ça. Je ne fais pas une course pour un T-shirt qui va finir au fin fond de mon placard. Je préfère largement avoir des bouteilles d’eau sur les ravitaillements. Certes, c’est mieux d’avoir un petit plus mais le confort dans une course est ma priorité. Je suis toujours insatisfaite par un détail sur les t-shirts offerts: la matière, la couleur, la forme, la taille. Je crois que j’ai un peu lâché mes espoirs d’avoir des beaux t-shirts sur les courses. D’ailleurs, je pense me faire un débardeur avec un joli panda 🐼! Au moins, il va me plaire. Nah.

Mon équipement :

Débardeur Roxy, un short Nike et une brassière Adidas, la ceinture flipbelt, le mp3 delight + de Nabaiji, la montre garmin forerunner 920XT, les baskets Mizuno Wave rider 18 avec le modèle OSAKA et un bandeau Nike.

Je ne perds pas mon habitude, j’apprécie ce rituel de choisir mon équipement la veille. Après des doutes : short, corsaire, short, corsaire et short.. j’opte pour le short. Je suis consciente que je vais avoir froid en attendant le départ. Cependant, je sais qu’au bout de 5km, je vais avoir chaud. Vive l’automne avec ses matins très froids et le reste de la journée plus chaud.

J’ai effectué mon premier test en course officielle de mes Mizuno Wave Rider 18. Je n’ai aucun regret sur ce choix. Quand on sait que Mizuno a opté pour cette paire pour sa team, je ne peux que faire confiance. J’avais vraiment envie de voir les sensations en course.

Le dimanche matin, le réveil fut vraiment douloureux. Je précise que je n’ai pas récupéré encore la totalité de mon manque de sommeil. Un retard que j’accumule depuis plus d’un an. Je pense qu’à une chose en me préparant : mon lit! Mon mari se réveille juste pour me déposer à la gare en voiture. Il va me rejoindre bien plus tard pour m’encourager sur le parcours.

J’arrive au stade Emile Antoine pour 8h45 , je me change et je dépose mon sac à la consigne. Je trouve d’ailleurs que c’était très bien organisé que ce soit avant ou après le départ. Hop, je retrouve quelques personnes. J’ai froid même avec mon sac plastique Jogging International. Je saute sur place, mais cela ne change absolument rien.

Vers 9h45, c’est la direction du sas. J’étais contente, le changement de cette année était la mise en place des sas par objectif de temps. Mais au niveau de l’organisation le jour même, ce fut une autre histoire.  C’était vraiment du grand n’importe quoi. J’ai eu du mal à savoir où était l’entrée. Tout le monde entre dans le sas sans faire la vérification des dossards. On entre dans un sas, sans vraiment savoir si c’est le bon.

J’ai froid pendant toute l’attente de mon tour pour s’élancer sur la course. En sachant que les premiers partaient qu’à 10h, je ne comprends toujours pas l’intérêt de nous faire venir à 9h30 dans notre sas. A savoir que j’étais dans le 4eme sas, j’avais donc mon départ de prévu à 10h40 !

Un échauffement? Autant vous le dire, je n’ai pas eu cette chance de le faire. C’est un peu difficile dans un sas de faire un échauffement. Surtout quand celui proposé se situe derrière vous.

Les meneurs d’allure, j’ai eu un long moment de doute, en voyant celui de 1h55 alors que j’étais dans le sas 1h45/1h54. J’ai peut-être un gros problème au niveau de ma vue.  Je n’ai jamais aperçu le meneur de 1h45.

Les #20kmdeparis sont bouclés 😊 Un départ en mode glaçon, j'ai mis du temps à chauffer le bout de mes pieds , environ 30'. Selon le temps officiel, je suis à 1h49 et 9 secondes! J'ai adoré souffrir en voyant au km10, des gobelets. Je n'avais plus d'eau depuis 3km… J'ai pu m'hydrater qu'à partir du km15. Grosse déception et une fierté en même temps vu que le mental a pris le dessus. Heureusement que mon mari m'a encouragé au km11. Bref, très heureuse de toutes les rencontres effectuées lors de cette matinée 😉 Et vous alors? Vous avez fait des bons chronos ? #smoukinettepanda #igrunneuses #20kmparis #werunparis #instarun #gl2r #girlslove2run #running #motivation #garminteamrunning #garmin #gogarmin

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La course:

J’ai effectué mon cinéma, ma propre actrice de ma course… A me mettre des obstacles le long du parcours histoire de ne pas connaitre l’ennuie. Vous y avez tous cru? N’est-ce pas? Elle veut faire son chrono sur cette course? Non ! Mon seul objectif était de reprendre la même allure que l’année dernière. Oui, j’avais un espoir mais j’ai surtout voulu le faire à mon rythme avec une certaine régularité.

Le chrono était en place sur ma montre 920XT avec un objectif d’1h45 si je le sentais. En voyant comment j’ai eu du mal à réchauffer mes orteils, j’ai vite compris que ce n’était pas le jour pour faire un RP.

Après cette longue attente, je suis devenue un glaçon.  Mes orteils étaient congelés. Pour bien faire, la course commence par une bonne montée. Je double tout en essayant de ne pas bousculer les gens.

Les premiers kilomètres sont vraiment le moment crucial où je ne dois pas me griller. Je décide de prendre mon rythme, et de ne pas me mettre sur le rythme de mes camarades. Il faut absolument que mes orteils se réchauffent. Je sens qu’il me manque l’échauffement nécessaire pour avoir le rythme que je désire. Je suis énervée mais cela ne change rien. C’est beaucoup trop tard. C’est toujours le risque sur les grandes courses.

Plus les km défilent, plus je constate que je ne vais pas faire mon RP. Je me concentre sur la course, je mets enfin mon mp3 et j’essaie d’être objective. Je pense que je ruine toute seule mes courses. Je suis de plus en plus défaitiste.

Finalement? Je veux quoi? Souffrir pour me dégouter de la course à pied ou simplement profiter du parcours? Je me questionne et je conclus que je fais suivant mes sensations.

Je passe le Km 5 en moins de 26 min , je suis un peu au-dessus de l’allure désirée. J’ai toujours ma petite bouteille d’eau. Je passe mon tour pour le ravitaillement. Je jette tout de même un petit coup d’œil. Je suis sereine, ils ont des petites bouteilles.

Au Km 7, c’est la fin de ma bouteille d’eau. Je suis encore loin du second ravitaillement. Hello la montée du bois! Tu vas bien puiser dans mes petites réserves sinon ce n’est pas drôle. Je décide de garder mon rythme, je songe déjà à la bouteille que les bénévoles vont me tendre au km 10. C’est ma motivation.

Je passe le Km 10 dans les temps, moins de 53 min. C’est le drame, la course m’a fait une blague. Ils ont changé le scénario. Vive le thème du cinéma tiens. Tadam, on vous met des gobelets pour le second ravitaillement. SUPER! 😀 C’est génial, je vous aime. Sérieusement? Je suis tombée de haut. J’avais les larmes aux yeux. J’exagère mais j’ai senti que je n’allais pas pouvoir tenir jusqu’au prochain ravitaillement… surtout que je connais pas la suite du parcours.

Je me dis que ce n’est pas grave, je vais tenir quoi qu’il arrive. Mais mon allure baisse depuis le km 7 . Je le sais, je le sens. Je reste raisonnable. Je continue sans réfléchir. Je cherche dans la foule mon mari. Il m’avait envoyé un message me disant qu’il se placerait vers le  km 10, km 15 et le km 20. Je désespère. Finalement, 1km c’est long quand tu cherches un visage familier.  Au moins, ça me change les idées… ou pas.

Non, je décide de ne plus penser à rien. Juste à faire avancer mes mizuno wave rider 18 jusqu’à la ligne d’arrivée. Plus rien ne m’intéresse. Une lueur d’espoir apparait au km 11 en voyant mon petit mari qui ne m’avait pas vu. Le comble !

J’ai du retard, je suis dans le film Alice au pays des merveilles… Ce petit lapin 🐰 qui répète sans cesse ce satané refrain me trottine dans la tête « 🎶Je suis en r’tard, en r’tard🎶 » . Je suis à saturation.

C’est devenu trop difficile, 13 km , 14 km, 15 km se font vraiment au mental. Je ne vais même pas voir ma collègue qui joue près du pont de Iéna. C’est pour vous dire.

Au km 15, je me jette sur le ravitaillement. La bénévole m’engueule car je prends la bouteille. Franchement, ce n’est pas le moment de me prendre la tête. Je continue mon chemin, j’ai juste pris la bouteille en disant MERCI. Je n’ai rien fait de mal.

Je m’hydrate mais le mal est fait. Je suis en souffrance. Chaque tunnel me casse petit à petit. Les montées sont difficiles surtout quand les runners ont la bonne idée de s’arrêter pile devant toi. J’ai trouvé les kilomètres étouffants sous les tunnels, il y avait trop de monde. C’était vraiment difficile de doubler. J’ai trouvé les quais longs et ennuyeux. J’ai un peu honte de le dire alors que l’année dernière, j’ai adoré. C’est peut-être le fait de faire deux fois la même course. Il n’y a plus de magie. Pourtant, il y avait des spectateurs qui nous motivaient et encourageaient au moment le plus difficile de la course.

Je suis censée accélérer mais je suis plus en lutte pour ne pas trop ralentir. J’ai l’impression de ne plus avancer. Je ne peux pas m’arrêter, je ne me suis pas réveillée si tôt pour rien. Le principal est de courir tout le temps qu’on peut même si cela ne se déroule pas comme on le veut.

Quel soulagement de traverser le pont Royal, mais mon allure reste à 5’30 depuis le km 13. Je n’arrive pas à accélérer. J’étais exténuée et je n’étais pas la seule. En regardant autour de moi, j’étais surprise de ne pas voir les runners faire le sprint final.

Le fameux coup de boost sous un pont était juste un calvaire auditif. C’était trop fort. Malgré le port de mes écouteurs avec un niveau faible… J’ai trouvé cela inconfortable. C’est une bonne idée mais il faut revoir le seuil des décibels. Je suis confuse, je travaille juste dans le milieu de la surdité. Je me permets cette remarque car nous ne sommes pas à un concert lors d’une course.
J’ai trouvé cela plus stressant que motivant. Je pense que c’était l’effet inverse qui était souhaité.

Je suis au bout de ma vie. Ma montre me dit que je suis bien en retard. Je baisse les bras, je décide de ne pas accélérer. Je n’ai pas la force mentale. Même si j’ai croisé mon mari , la course était jouée à mon sens. L’énergie n’est plus là pour le dernier km. Le pire est de savoir que je n’ai mal nulle part, j’ai juste plus la force.

Je termine en 1 h 49 et 4 secondes.

Quand ta montre ne te donne pas le même chrono , ni la même distance que le chrono officiel de la course.. 1h48'48" D'ailleurs, il a baissé de 5 "! Wahouh 😂 Bref, je suis déjà tellement satisfaite de retrouver mon niveau après l'étape du marathon de Paris! Il faut savoir prendre le bon côté des choses, j'étais vraiment au bout de ma vie voyant ce fichu ravitaillement avec des pauvres gobelets que tu ne peux pas transporter. Sérieusement ! ! ! Je remercie infiniment @sebmmgl , @anneclairebcn pour avoir parcouru quelques km avec vous 💙 , @bibilou et @cel_run78 pour nos discussions, @michel pour son coucou en plein effort, @melinsea pour la sortie de la course , et @dreyliciouss qui est venue exprès faire un coucou 😊 Mais je peux aussi remercier mon mari QUI a fait le déplacement exprès pour me soutenir. ❤❤❤ #smoukinettepanda #garminteamrunning #gogarmin #20kmdeparis #20kmparis #garmin #ifeverybodyran #igrunneuses #panda #runneuses #instarun #werunparis

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Le bilan:

Je suis déçue de faire plus que l’année dernière. Mon principal objectif était de retrouver mon rythme. J’ai tout de même eu un marathon en Avril, ce n’est pas négligeable.

Certes, je souhaite battre ce chrono. On le veut tous car ça montre nos progrès. Depuis le marathon, j’ai tellement appris sur moi. Finalement, ce n’est pas par un RP que je peux le prouver. Mais est-ce vraiment indispensable? J’apprends de plus en plus au fil des courses. C’est enrichissant. Je m’aperçois que mon mental est bien là même pendant les coups de mou.

Pour cette 37ème édition, les 20 km de Paris a débuté par un froid de canard pour finir sous le soleil.

Une belle boucle dans les rues de Paris, traversant au passage de Bois de Boulogne pour enfin finir en longeant les quais de Seine. J’aime toujours être sur les quais et apercevoir au loin la Tour Eiffel qui nous fait de l’œil. Petite chipie va! Paris reste magique quand on court dans ses rues.

Une bonne ambiance avec les diverses animations musicales tout le long du parcours. Je ne peux pas manquer ce rendez-vous l’année prochaine. J’ai ma revanche à prendre dans le 3 ème volets de mon film 🐼 Il faut bien trouver des excuses 😉

Je vous remercie tous pour vos encouragements au quotidien.

Et vous, comment s’est déroulée votre course?

 

14 réflexions sur “Mon compte-rendu : Les 20 km de Paris, j’ai joué mais j’ai perdu.

  1. J’ai vécu cette course un peu comme toi, le mur à 12 kms, j’ai fini au mental bien loin de l’objectif que je m’étais fixée.. comme toi, crevée, résignée par le travail, mais besoin de mes baskets pour avancer … je pense de plus en plus à trouver un club pour me booster et m’aider à aller un peu plus vite !!! bisous

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  2. Bravo pour ta perf!
    J’y étais aussi, un peu plus loin derrière, avec un chrono de2:00,11 secs. J’ai visé moins de 2h mais bon, tellement contente de finir 13 mns plus tôt de l’an dernier (mon premier 20kms) J’ai encore les ameliorations à faire, mais c’est surtout le plaisir de participer à ces courses qui me motive ! Prochaine étape le Semi de BB et puis les 42,195 pour le tout premier fois en Avril .
    Keep on running ! 😉

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    • Merci,
      C’est déjà un bon chrono et une superbe progression. En effet, c’est tellement agréable de courir avec du monde autour de soi. Cela nous change des sorties longues sur le même parcours tous les dimanches. Il parait qu’il est bien le semi de BB! Waouh tu te lances sur le marathon de Paris?
      Bisette

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    • Hum Hum ! Au début, j’avais ma bouteille perso… mais au bout du km 7, elle était vide… J’ai attendu le ravito du km 10 mais c’était des gobelets, le truc imbuvable. Du coup, j’ai du attendre le km 15 pour enfin retrouver une bouteille d’eau sur le ravitaillement.

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  3. Et bien tu n’as rien lâché malgré le manque de force à la fin.
    Effectivement tu sais que tu peux compter sur ton mental.
    Bien joué petit panda !
    Je suis déçue de ne pas avoir pu la faire…
    Et je ne pourrais surement pas la faire l’année prochaine 😦
    En tout cas je te souhaite de prendre ta revanche 😉
    Bisous ma belle !

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