Mon compte-rendu des 14 km de l’Armentièroise

C’est l’enchainement des récits de course mais ce n’était pas prévu ainsi. J’ai longuement hésité avant de m’inscrire à celle-ci… Oui, non… Oui, non… Mon groupe m’a tendu la perche depuis des semaines semaines mais j’avais envie de faire au feeling. Mes copines me tentant à plusieurs reprises et mon mari souhaitant la faire… J’ai cédé à la tentation avec toutes les publications de la course sur ma page Facebook. Je suis si faible 😂

J’ai eu un déclic… Juste envie de montrer que les courses ne se font pas que pour faire un chrono mais aussi pour partager un moment en groupe avec des amis que j’apprécie énormément. Le fait de voir que mon allure augmente pour 140 bpm m’a prouvé que le plan commence à porter ses fruits. Pour me récompenser de cette petite victoire qui a beaucoup de valeur à mes yeux. J’ai souhaité m’offrir un petit dossard qui rentre parfaitement dans mon plan d’entrainement soit une sortie longue de 13,5 km en 1h30. Comme vous pouvez le comprendre, pas de record perso à l’horizon. J’y suis allée les doigts de pieds en éventail sans vraiment me soucier de la course ! En gros , à l’aveugle 🙂

C’est ainsi que le vendredi, j’ai contacté l’organisation de l’Armentièroise pour nous inscrire. Vivre au jour le jour sans se prendre la tête. Courir pour le plaisir. Partager un moment entre amis. Ce n’est pas un simple groupe que j’ai avec moi, mais des amis avec qui nous partageons beaucoup de temps ensemble en dehors du running.

Cette course était toute nouvelle, c’était sa 1ère édition mais je n’avais pas de craintes au niveau de l’organisation. En effet, c’est Eric Leblacher qui organise la course comme pour le semi-marathon de Meaux s’y connait parfaitement en la matière. Une course à 10km de mon domicile avec des passages aventureux ! Oui, oui, je quitte mon meilleur ami le bitume le temps d’une course. J’y gagne au change avec des magnifiques paysages. Une course nature avec un dénivelé positif de 110m dans les petites rues d’un village avec des passages dans des champs, dans la forêt ou encore sur les bords de la Marne. Une course qui va me dévoiler un beau patrimoine à proximité de chez moi. Cela va me faire du bien de sortir de ma ville pour voir les alentours. Même si je ne vous cache pas que nous avons déjà effectué quelques randonnées dans le département.

Une belle sortie longue qui correspond tout à fait à mon plan d’entrainement pour un prix de 7 euros. Je trouve cela parfaitement raisonnable et ne me dérange pas de mettre de l’argent dans une petite course quand on remarque le travail effectué depuis des mois.

Je portais : Une jupe short de salomon, Un débardeur New Balance, ma ceinture Flipbelt, ma montre tomtom cardio multisport et mes Mizuno Wave Rider 17.

Le dimanche matin, nous nous rejoignons pour nous rendre à la course, nous retirons nos dossards en finalisant notre inscription. Normalement, vu qu’il manquait des T-shirt, il y avait des sacs à baskets comme goodies dans le sac. Quelle déception d’avoir un T-shirt en taille L! Oui oui, je préfère largement le sac à chaussures de ma copine! Je sens que je vais lui piquer 😆

Avec mon plan d’entrainement, j’arrive parfaitement à trouver une osmose avec mon groupe lors de mes sorties en endurance fondamentale. Nous n’y allons pas pour nous la raconter ou faire les beaux. Juste s’amuser, faire un pas derrière l’autre ensemble, prendre du plaisir, faire des chutes car je suis nulle quand le parcours est avec des obstacles, de la boue… Bref, même avec les petits défauts, nous ne pouvions pas nous ennuyer. Je deviens une grande, je ne chute plus si facilement. 😂

La course:

Le départ est lancé par le son du klaxon du tracteur ! Je crois que nous sommes bien dans la campagne. C’est tellement représentatif du parcours que j’ai trouvé du charme dans ce lancement de départ. De plus, nous avions le droit à une pluie de confettis sous l’arche. C’était vraiment trop joli à voir.

Le 1er kilomètre s’est effectué dans le nouveau lotissement du village, nous avions de la place pour bien courir sans être gêné. C’est avec mon copain le bitume que nous allons pouvoir nous échauffer avec un joli faux plat montant pour bien souffrir dès le départ mais nous allons vite redescendre. Je décide de me mettre à la fin de la course pour ne pas engouffrer mes copines à une vitesse trop haute. Nous restons sereines et je sais que nous allons vite doubler les coureurs qui sont partis bien trop vite. Faire le guide lors d’une course demande une bonne gestion de la course, et je dois dire que ce n’est pas l’une de mes qualités. J’appréhende toujours de ne pas guider correctement et que mes copines soient vraiment à bout de forces à la fin.

Nous avions la musique pour nous accompagner sur 1km, c’était absolument génial jusqu’à ce que nous arrivions dans un chemin bien trop petit pour la voiture de golf! 😥 Voici la sente de la Fontaine de L’ARMENTIEROISE qui dure 150m tout en étant si étroite qu’il est impossible de doubler. Et pourtant, nous l’avons effectué pour suivre notre rebelle du groupe ! 1 km était insuffisant pour permettre un espacement entre les coureurs, nous étions trop nombreux.

Direction le sentier qui mène vers les bords de Marne, c’est vraiment très étroit. J’adore vraiment courir le long du canal de l’Ourcq donc ici c’était vraiment agréable d’être sur le bord de la Marne. Le chemin était très accessible. C’est parti pour ne plus avoir le sol tout lisse comme je l’aime. Welcome les bosses, les trous, le sol glissant, les hautes herbes…

Nous sommes entourés par des champs, tout en terminant la première boucle pour nous retrouver au niveau de la ligne de départ. Je n’avais pas regardé le parcours avant la course, c’était vraiment la grande découverte. Un petit arrêt rapide au stand du ravitaillement pour prendre un gobelet d’eau. Je me bats avec lui pour arriver à mettre un minimum d’eau dans ma bouche. Nous revoici pour un 2eme passage à la sente de la Fontaine de L’ARMENTIEROISE au 5.6km. C’est parti pour faire la chenille.

Nous longeons la Marne par un petit chemin vraiment agréable. Je sais qu’après le pont, nous avons les marches… Qui nous attendent. C’est la partie la plus difficile de la course. Je savoure l’instant présent.

Aie Aie Aie, voici les marches d’Armentières en Brie avec forcément toute l’animation pour survivre à cette étape de la course. Histoire de bien montrer que nous souffrons et de garder des preuves, il y avait même un photographe.

Pour bien récupérer de la coupure, nous avions une grande ligne droite .Je ne laisse pas le temps aux filles de s’arrêter, nous enchainons en ralentissant l’allure pour une récupération active mais efficace. Hop, un petit arrêt au second ravitaillement pour prendre quelques gorgées d’eau et c’est reparti! Je déteste les gobelets, je m’en mets partout! Grrrrh ! 😠 La ligne droite dure 1 km, nous avions largement le temps de reprendre correctement un rythme que les marches à saccader.

Bonjour, les chemins de campagne qui me rappelle mes sorties chez mes parents. Nous sommes dans un manège qui secoue bien mais je suis très stable avec mes Mizuno Wave Rider 17. Je me place souvent au milieu dans les hautes herbes pour être au même niveau que les filles. C’est bien bosselé, pas très larges et pas du tout lisses ! Quelques fois je retourne sur l’une des lignes droites dégagées pour ne pas m’épuiser pour rien.

J’ai adoré le moment où nous apercevons les coureurs au loin. C’est génial la campagne, cela offre une vision très étendue de ce qui nous entoure. Ainsi, j’anticipe la suite du parcours et j’arrivais à me projeter.

Il y a un passage où nous avions un chemin mi-sablonneux-mi caillouteux en légère montée par paliers. Il est vraiment nécessaire de bien gérer son effort pour ne pas s’épuiser inutilement. Dans ce type de chemins, il faut vraiment bien regarder où nous posons nos pieds. Il y a des trous partout.

Les bénévoles n’arrêtent pas de motiver les coureurs avec les fameuses crêpes que nous devons avoir au ravitaillement final: « Une crêpe au nutella vous attend ! »Euh… comment te dire que je cours pour éliminer toutes les cochonneries de la semaine donc ce n’est pas pour les reprendre directement.

Nous sommes presque à l’arrivée, je sais que cela devient un peu plus difficile pour mes camarades. Je motive au maximum discrètement.

Nous passons l’arche les unes après les autres . Je termine en 1h29h48 sans avoir forcé car mon objectif était de tenir une vitesse moyenne de 9.33 km/h. Le but de cette course était de découvrir un nouveau lieu tout en faisant ma sortie longue avec mon mari et mes copines. C’est vraiment une autre approche des courses « officielles » qui me permet de me détacher de ma montre, de mes performances et de la pression que je m’inflige. Le fait de suivre à la lettre un plan d’entrainement semble me mettre en confiance. Un énorme moment de plaisir que je partage avec mes camarades sur qui je peux toujours compter.

La surprise à l’arrivée reste le ravitaillement avec des jolies crêpes et la belle tartelette aux pommes du finisher. Il m’annonce qu’il n’y a plus de crêpes. Moi, cela ne m’effondre pas mais il est déçu car il y a pensé dès le réveil: le petit gourmand. Pas de médailles à mettre avec toutes les autres mais des souvenirs pleins la tête. Bon, on trouve aussi de l’eau, eau gazeuse, bananes, oranges, biscuits secs, barre de céréales et du pain d’épice.

 

Au niveau de l’organisation:

Nous avions le droit à 2 ravitaillements sur le 14km dont 1 au 5.2 km et 1 au 8eme km. Ils étaient constitués d’eau , de chocolat, de bananes, d’orange, des compotes et des barres de céréales. Je déteste toujours autant les gobelets car c’est imbuvable quand on court et j’aime boire petit à petit.

Notre parcours était signalé par de la rubalise, des marquages au sol et des bénévoles qui nous signaler le chemin. J’avais lu dans la présentation de la course qu’il y avait une boucle bleue, une verte et une rouge ! Pfiou, il fallait vraiment pas que je me trompe. Et bah, c’était impossible avec les nombreux bénévoles sur la totalité du circuit et le fléchage vert. Et non, il était tout de même possible de se tromper. Mon mari l’a vécu avec les une arche qui induit en erreur. Il ne fallait pas s’arrêter à la première mais à la seconde un peu plus loin.

Je suis vraiment admirative car même si c’était une toute petite course, il y avait de l’animation musicale sur le parcours. Contrairement à Villenoy, J’ai beaucoup plus apprécié l’organisation de l’Armentièroise. J’ai même eu la médaille (la tartelette aux pommes) et la rose rouge.

J’étais vraiment agréablement surprise par les nombreux bénévoles qui avait un sac poubelle pour repasser « derrière nous » et ramasser les éventuelles détritus sur le parcours.

Quel plaisir de ne par avoir des personnes qui viennent couper notre route mais par contre on a le droit à la nature du début à la fin. J’ai l’impression de courir comme quand je suis chez mes parents en Normandie.

Alors oui, il y a eu des défaut mais je suis tellement admirative en voyant le travail de l’organisateur, Eric Leblacher et de tous les bénévoles que je ne peux pas me permettre de faire des reproches mais juste les conseiller pour la prochaine édition. Je ne peux que les encourager à continuer dans ce projet.

 

Résultat:

Mon appréhension était l’adaptation entre les différents changements du parcours qui se modifient sans cesse entre le bitume, les gravillons, les champs, des chemins , des marches pour mon fessier, du sable,… bref, on a de tout. Finalement, j’ai vraiment pris du plaisir à monter, à descendre, à lever mes pieds pour éviter les hautes herbes, à être attentive au sol,à courir sur l’herbe… J’ai adoré ce parcours même si le soleil se cachait derrière les nuages.

Un énorme plaisir d’accompagner le groupe à gérer correctement la course avec un parcours vallonnés. J’ai pris la course comme elle me venait sans vraiment me tracasser de savoir mon rythme. Cependant, je dois admettre, que ces changements entre les montées et les descentes restent un très bon travail pour mon cardio. Cela ne peut être que bénéfique dans ma préparation.

Un parcours vraiment joli dans la campagne mais j’ai beaucoup moins apprécié les 195 marches du tunnel… Du moins, c’est plutôt mes fesses qui n’ont pas un bon souvenir. Mais j’ai aussi pu découvrir un patrimoine historique comme le Château de la Coulomière (XIIXe), l’ancienne seigneurie d’Armentières (XVIe ), l’église Saint Germain (XIIe), le pont SNCF reconstruit(XXe).

Avez-vous des courses en ce moment? N’hésitez pas à partager vos courses dans un commentaire pour me faire découvrir des nouveaux parcours et vos sensations.

A très vite 😉

 

2 réflexions sur “Mon compte-rendu des 14 km de l’Armentièroise

  1. sympa, cette course. Mercredi, je parlerais sur mon blog du cross des jonquilles ( course que j’ai faite en pleine montagne avec plein de montées et plein de descentes), j’ai trouvé très tres dur !

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