Mon compte-rendu des 10 km de Villenoy

J’ai bien caché mon jeu en ne mentionnant pas cette course dans mon planning. Pourtant, elle était inscrite dans mon agenda tout en correspondant à mon plan d’entrainement pour le semi-marathon des Courants de la Liberté. Une préparation qui suit son avancement avec quelques ajustements par ici ou par là.

Je me suis inscrite une semaine avant la course, je suis super organisée. Non, c’est juste que je sais qu’il reste des dossards alors je préfère attendre. Cela ne sert à rien de se précipiter.

En 2014, j’ai déjà effectué ce parcours avec un chrono de 57 minutes. Alors pas de surprises au niveau du parcours qui se fait en deux boucles. Un parcours avec du bitume, du chemin le long du canal de l’Ourcq et du bitume. Un parcours pas si passionnant que cela. Il ne faut pas se le cacher mais ce n’est pas le but de cette course. Je savais que si j’avais pas une petite pression pour faire mes 10 km avec l’inquiétude du chrono, je n’allais pas m’y tenir à cet objectif temps. Et ce fût le cas.

J’ai passé mon samedi à me reposer pour ne pas avoir les jambes lourdes vu que j’ai effectué ma séance de seuil le vendredi au lieu du jeudi soir. Je n’avais pas le choix, je suis rentrée chez moi à 19h30 (Merci le boulot).

Ce repos complet me semblait plutôt bénéfique pour mes jambes. Depuis quelques mois, je dors vraiment mal. J’accumule alors une fatigue. Je suis allée chez l’allergologue après avoir une pensée pour une allergie aux fruits à coques… Finalement, ça serait aux Acariens qui occasionne des troubles du sommeil suite à la rhinite allergique. J’attends avec impatience les résultats et le traitement qui va avec.

Météo France annonçait 20°C le dimanche matin, pour être au mieux le jour de la course, j’ai énormément bu les jours d’avant.

Pour ne pas venir froide sur la course, mon plan prévoyait 20 min d’échauffement + 10 km + 20 min de retour au calme. Merci à mon coach Geek And Run qui me suit sur Strava ! Je dois dire que je n’étais pas du tout confiante pour faire un chrono vu la chaleur annonçait. Mon dernier chrono sur cette distance était sur le 10 km de Paris Centre by Nike : 50’41. (Le CR est ici) J’appréhende beaucoup et je suis défaitiste.

Le matin, j’ai pris une simple banane avec de l’eau citronnée par mes soins! La grande question de la paire que je vais prendre pour cette course. Et oui, j’ai trop de choix… Finalement, je tente avec mes Adidas ( Mon avis est ici) Nous partons de chez nous, en trottinant et nous apercevons quelques runners qui vont vers la même direction que nous. Plus nous nous approchons, plus je guette la route pour  apercevoir ma copine qui va faire le 5 km! J’ai eu raison, j’ai pu l’encourager pour sa course.

Nous attendons le départ dans une ambiance très zen et sans se prendre la tête. Notre copine se change et se met en tenue pour fermer la course en vélo. Le dossard est bien épinglé, ma montre a bien trouvé le gps, pas comme pour l’échauffement… et j’ai bien préparé ma playlist pour la totalité de la course. Nous nous dirigeons vers la ligne de départ.

Le départ est donné et les 257 runners se doublent de partout mais je me focalise sur le rythme que je dois suivre. Je sais qu’il y a deux boucles donc il faut que je me la joue cool sur la première pour pouvoir mieux relancer la machine sur le second. Mon objectif est de bien respecter mon allure travaillée et visée lors de mon entraînement. Cela m’a trop jouer des mauvais tours lors de mes dernières courses. Je ne vais pas me laisser entrainer par cette vague de coureurs qui veulent tout donner… J’ai voulu me freiner le premier km pour ne pas me retrouver en surrégime et d’être sereine pour la totalité de ma course.

Le premier kilomètre passé, soit la grande ligne droite de la sortie de Villenoy, je n’arrive pas à accélérer mon allure car j’ai vraiment très chaud. J’ai une bouteille d’eau pour bien m’hydrater sur la totalité de ma sortie. Je sais que la chaleur me ralentie et m’expose trop à la déshydratation. Je dois absolument travailler ce domaine qui est encore délicat pour ma part. Nous ne choisissons pas l’horaire des courses officielles, à 10h il fait souvent très chaud et nous sommes exposées au soleil. Ce fut le cas sur la totalité du parcours où il y a avait vraiment très peu de zones ombragées pour me permettre d’être bien au frais.

Voyant qu’il m’est impossible d’accélérer le pas, je me résigne à l’accepter. Je vais prendre mon temps pour que mon corps s’adapte à cette température. Je dois prendre en compte la météo pour revoir mon objectif. Ça me déstabilise totalement. Je ne regarde plus ma montre Tomtom pour éviter de me donner un coup de mou et faire vraiment aux sensations.

Je décide tout de même de dépasser les personnes qui me ralentissent sur le chemin du canal de l’Ourcq. Ce n’est pas une tâche facile car c’est très étroit, je dois grimper sur le bord et les hautes herbes pour doubler.

Nous sommes les uns derrières les autres vu que le chemin du canal reste vraiment étroit. Sans s’en rendre compte, il est facile de prendre le rythme d’une personne.

De retour dans la ville, mon copain le bitume me permet de garder un bon rythme qui me plait. Voici le moment que je déteste dans cette course, le passage près du chemin de fer avec ce chemin instable. Il n’est pas long, genre 200m mais ça coupe vraiment les jambes.

Nous retrouvons ensuite la ville avec des personnes qui nous encouragent tout le long et cela redonne vraiment de l’énergie.

Aux ravitaillements du 5ème Km, j’ai pris un gobelet pour m’asperger le corps car il fallait absolument le refroidir. Je suis originaire de Normandie, je suis plus une adepte de la pluie que des fortes chaleurs !J’ai déjà bu une bonne partie de ma bouteille d’eau par des petites gorgées.

Procéder ainsi me permet d’éviter tout surrégime en début de course et d’appréhender plus sereinement les derniers kilomètres. Mais Non… ce n’était pas assez drôle si je n’avais pas un compagnon de course. Un jeune homme avec des belles Kiprun SD se met à mon niveau. Pourquoi? Bonne question… Sociable comme je suis, je garde mon mp3  qui est ma source de motivation actuelle. Je pense à mon mari qui doit avoir vraiment trop chaud avec sa veste Asics qui n’avait pas voulu enlever. Un grand malade. Bref passons, au début, ce jeune homme ne me dérange pas plus que cela.

Mais plus ça va, plus il empiète sur ma partie jusqu’à me mettre sur l’herbe alors qu’il a de la place de son côté. Je crois qu’il a tout simplement envie de m’embêter. Et ça marche affreusement. Je crois que j’ai vraiment commençait à prendre sur moi quand au premier virage, il m’a serré contre la bordure du trottoir et que j’étais obligée de le laisser passer… et ainsi de suite. Faire attention de ne pas tomber sur du bitume, c’est tout de même le comble. Quand j’accélérais, il accélérait… Quand je ralentissais, il ralentissait… Ah mais j’ai pas compris, c’était le jeu du miroir… et non une course de 10km ! Suis-je bête! Je ne suis vraiment pas drôle. Aucun humour.

Constatant qu’il ne lâchait pas l’affaire, je me suis dit que ça ne servait plus à rien de me focaliser sur lui car il gâchait ma course. Déjà que l’acceptation de revoir mon objectif était difficile à digérer mais cette histoire en plus… C’était, le duo gagnant.

Je vais tenir le coup quoi qu’il arrive, même si je souffre de cette chaleur.  Je sais que je suis presque au bout de la course. Il me reste quelques mètres et j’ai effectué bien pire.

A l’arrivée, 54’20 sur ma montre, je me prends le temps de marcher un peu, une femme me tape dans la main et elle me dit : » Waouh, trop difficile sous cette chaleur ». Cela me fait plaisir de ne pas en souffrir toute seule de cette fichue chaleur. J’aperçois mon mari qui va franchir la ligne donc je l’encourage. Nous allons ensemble au ravitaillement pour bien nous hydrater puis à l’ombre pour redescendre progressivement la température de nos corps en ébullition.

Une petite course qui est très bien organisé et dans la bonne humeur. Une magnifique météo qui n’est pas ma copine mais ce n’est pas grave. Il faut bien que je m’entraine dans ses conditions. Nous étions que 62 femmes sur les 257 runners, c’est vraiment peu.

A très vite 😉

 

2 réflexions sur “Mon compte-rendu des 10 km de Villenoy

  1. Chouette CR !
    Si ça peut te consoler la chaleur et moi on est pas copains du tout!
    j’ai horriblement de mal à courir avec le soleil qui tape et la chaleur!
    Je viens de Paris alors habitant Toulouse je peste souvent haha
    bises petit panda!

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